LES 12 SECRETS DE COUPLE

LE TANTRISME DANS LE COUPLE !

C'est inouï le nombre de couples qui sont en difficultés, dérivent, le voient et ne réagissent pas, ou trop tard !
Il y a pourtant tant de choses à faire ! Et c’est un des sens de ce programme : se remplir chacun à travers nos  stages à thème pour alimenter ensuite la relation, la revitaliser et la propulser. Qui a dit qu’un couple ne s’use pas et que fait on pour le stimuler ?


MES 12 SECRETS DE COUPLE

​Et si le premier des secrets était qu’il n’y en avait pas ?
Je vais vous faire une confidence. J’ai toujours cru toute ma vie qu’un jour je rencontrerai cette femme idéale, cette femme 100 % compatible avec celui que je suis, une femme parfaite, presque. J’avais pu la rêver dans ses moindres détails, de la tête aux pieds, je la voyais brune avec des cheveux courts et du gel coiffant, ma femme aujourd’hui est blonde avec des cheveux longs. J’aurais pu faire un check list précis de comment je la souhaitais. Pendant des années j’ai nourri ceci et chaque fois qu’il manquait une case, je remerciais et partais vers une autre aventure. Ce que je dis n’est pas élogieux mais c’était ma réalité. Je n’avais pas encore compris que quelque chose dans mon histoire m’interdisait de m’engager, d’aller vers ce couple tant souhaité. Tout au long de ce parcours, tout en étant toujours avec des femmes, j’ai rencontré une profonde solitude et souffrance.
Puis un jour, j’ai commencé une thérapie individuelle qui m’a permis de comprendre un peu plus. J’ai d’abord compris que ce que je cherchais dans le couple, c’est ce qui m’avait manqué dans mon histoire : une famille, un papa et une maman. Ce fut ma première découverte :

 

« L’on cherche ce que l’on n’a pas eu ». 

Comme par hasard ma vie a commencé le jour où je suis arrivé chez moi pour leur dire que j’arrêtais mes études de droit pour devenir danseur de claquettes. Cela peut faire rire, mais cela n’a pas fait rire mon beau-père, ni ma mère d’ailleurs. Par contre ma vie a commencé ce jour-là. J’ai vraiment entériné de ne plus rien subir, d’aller vraiment vers ce qui était bon pour moi. Je ne pouvais pas perdre de tous les côtés. Je ne pouvais pas être malheureux en amour et malheureux dans ma vie professionnelle. Alors si je ne pouvais pas régler ma vie sentimentale, il m’était impossible de m’atteler à ma vie professionnelle comme bon me semblait, et au détriment de ma mère et de mon beau-père.
Pendant quatre ans de ma vie, j’ai fait du music-hall avec des revues itinérantes et je me suis ensuite spécialisé en folklore russe ; j’étais engagé pour faire des solos sur genoux avec des torches enflammées et des grands écarts en l’air. Bref ce fut mon temps cigale, mais très vite j’ai été confronté à la difficulté de trouver des cachets réguliers et de vivre de ce magnifique métier. J’avais toujours été attiré par la photographie et un soir de gala, j’ai partagé avec une personne qui était photographe portraitiste et que je suis allé rencontrer en fin de tournée. J’ai alors découvert le métier de photographe au quotidien, mais je souhaitais faire autre chose. J’ai alors participé un jour à un stage marketing sur le portrait par une photographe américaine Hélèn Bach, ce fut une révélation : j’allais devenir portraitiste. Je n’en ai pas tout de suite mesuré le sens, c’est ensuite que cela m’a apparu : j’étais attiré par la photographie de mariage, la photographie de couple. C’est donc par la photographie ou plutôt la photographie de mariage que je confirmais cette première prise de conscience : « L’on cherche ce que l’on n’a pas eu » !

Afin de poursuivre dans cette voie, je me suis très sérieusement engagé dans ce métier et suis devenu en France pendant plusieurs années le photographe le plus titré de la profession, eu égard mon égo qui peut sourire, je ne vous confie pas ceci pour me prévaloir de quoi que ce soit, quoique cela aiguisait mon œil et c’était un bon signe pour mon futur métier de thérapeute. Je vous confie ceci surtout pour vous démontrer combien cette première prise de conscience allait aussi se confirmer dans un autre domaine qui devrait parler à bon nombre d’entre vous. 
En continuant ce métier de portraitiste, j’ai découvert à titre individuel le Tantra, ce fut aussi une révélation tant ce que j’y ai trouvé me nourrissait, mais peu de temps après il m’a été nécessaire de démarrer une thérapie individuelle pour comprendre ce que le Tantra me montrait. C’est d’ailleurs ce qui me permet aujourd’hui, l’analyse que je vous partage.
J’ai ouvert quatre boutiques de photo jusqu’au jour où je me suis demandé : je fais tout ceci pour prouver quoi à qui ? Et ma consternation ne fut pas petite que de constater que je cherchais cette reconnaissance du père que je n’avais jamais eu, (mon père est décédé quand j’avais deux ans et demi). Encore une fois, j’ai cherché ce que je n’avais pas eu et si je ne m’étais pas posé cette question, il y a de fortes chances que je continuerai encore à chercher et à courir après je ne sais quoi, ou plutôt très exactement, après cette reconnaissance. 
Je vous confie également que si vous avez manqué de reconnaissance par votre père, il y a de fortes chances que vous continuiez encore à courir et inconsciemment à la chercher, même si vous avez réussi, que votre père soit vivant ou décédé.
 

   Le Tantra est ensuite devenu de plus en plus présent dans ma vie, en parallèle avec la thérapie que je menais et qui me permettait de comprendre et d’intégrer pour changer.
Je devais changer quelque chose d’évident pour trouver ce couple, cette famille mais j’ai alors rencontré un écueil majeur sur ma route : un contrat inconscient de protection.
Quand mon père est mort je me suis donné le contrat de protéger ma mère et c’est ce même contrat qui toute ma vie m’a interdit de m’engager dans une relation, et m'a obligé à trouver toutes les femmes magnifiques que j’ai rencontrées pas assez ceci ou pas assez cela : le cercle vicieux, un véritable enfer pour celui qui comme moi voulait une famille.
Pour moi ce contrat était très ciblé sur ma mère mais avec le recul de thérapeute que j’ai aujourd’hui, je peux dire que :

 

« le contrat conscient ou inconscient de s’occuper de ses parents ou de les protéger peut interdire à bon nombre d’entre nous d’aller dans nos vies ». 

C’est une des prises de conscience majeure du processus de déconditionnement du papillon que je ne vais pas développer ici. La solution nécessite une désactivation de cet interdit sinon, comme je le constate très souvent, il reste puissamment actif et fait développer aux uns et aux autres une exigence qui interdit toute relation, qui empêchent de s’engager.

Je vais aussi vous parler d’un leurre qui est assez fréquent. Si une prise de distance avec les parents n’est pas réalisée, je continue à dire qu’il y a de fortes chances que vous ne soyez pas autorisés à aller vers ce qui est bon pour vous, ou que ce soit pas si simple. Ceci doit vraiment se travailler.
Toutefois, si vous transférez immédiatement votre mère sur votre femme ou votre père sur votre homme, il se peut très bien que vous n’ayez pas besoin de faire ce travail de distanciation avec les parents. Vous aurez écarté la difficulté de vous engager et vous pouvez très facilement trouver un équilibre dans cette relation. Le seul hic de l’histoire, c’est que vous ne serez pas exactement dans une relation homme/ femme et il se peut qu’il y ait quelques conséquences.

Je reviens donc à cette femme que j’avais tant rêvée mais que je n’ai jamais trouvé. J’ai alors commencé à faire un travail de deuil sur cette femme et famille que je n’aurais jamais. 
Tout en étant à l’époque photographe, en m’engageant dans le Tantra est en faisant beaucoup de stage, j’ai découvert le tango et ce fut aussi une autre révélation. Pas étonnant qu’il y ait un synonyme commun entre la photographie, le Tantra et le tango. Il n’échappera à personne que celui-ci est encore le couple et le "sacré", ma quête.
Comme je ne fais jamais les choses à moitié, je me suis engagé dans le tango comme dans le Tantra, c’est ainsi que je me suis retrouvé à Moscou pour son premier festival de tango argentin en août 2003 et qu’en me retournant, mes yeux se sont portés sur une femme, avec qui j’ai aujourd’hui deux enfant.

J’ai bien sûr beaucoup travaillé thérapeutiquement sur le couple, que ce soit les couples que j’accompagne, ou le mien et j’ai édité dans un de mes livres, mes 12 secrets de couple, mais je dois surtout vous en offrir le premier :

 

« L’autre est différent de nous et c’est ce qui crée l’attraction. Alors arrêtons de chercher à le changer et apprenons à l’accepter comme il est.»